L’histoire jusqu’à aujourd’hui

1652 – « Tout commence »

« J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple » disait Dieu à Moïse  Ex 3

En Lorraine, époque d’affreuse misère après la guerre de trente, Joseph Chauvenel a entendu la « clameur des Pauvres ». Il  se rend à Toul pour soigner les pestiférés, y contracte la  maladie et meurt à Nancy en 1651. Au moment de mourir, il appelle des « femmes » à son secours : « Il me faut, Seigneur, des mains pour guérir, des lèvres pour consoler, des cœurs pour aimer, pour aimer les pauvres, les malades, les pécheurs, des mains plus adroites que les nôtres, des lèvres plus douces, des cœurs plus tendres que les nôtres, des femmes, Seigneur, des femmes qui laisseront tout pour donner tout ». (Joseph Chauvenel – A Nancy, au temps de la grande misère. En 1652. A. Fels)

Par testament, il demande à son Père Emmanuel Chauvenel, de consacrer ses biens à fonder une « Maison de Charité »  sous la protection de Jésus, Marie, Joseph pour visiter les pauvres, malades et abandonnés de tout secours.

Maison de Charité : établie le 18 juin 1652, rue St Thiébaut, sur la paroisse de saint Sébastien par Emmanuel Chauvenel : 5 femmes ont répondu à l’appel de son fils Joseph. Elles sont déjà appelées « Sœurs de Charité ».

Sa Mission

« L’emploi des sœurs sera de visiter les pauvres malades abandonnés de tous secours, de les soulager, consoler, prendre soin que les sacrements de l’Eglise leur soient administrés…, de subvenir à toutes choses qui leur seront nécessaires.

En Congrégation

1679 – les sœurs deviennent dans l’Eglise Sœurs de la Charité par le vœu perpétuel de charité qui les consacre à Dieu pour le service des pauvres : La Congrégation de la Sainte-Famille est née.

Son extension

Le XVIIIe siècle voit la croissance et l’épanouissement de la Congrégation en France, dans les diocèses de Nancy, Saint-Dié, Verdun.

De 1793 à 1804, l’épreuve semble tout détruire ; cependant, elle ne brisera pas l’élan primitif.

Au XIXe siècle : Reconnaissance légale de la Congrégation, une des cinq Congrégations féminines reconnues en 1801.

Extension hors de France : une Congrégation qui a donné naissance à trois ou quatre rameaux fixés à l’étranger et devenus autonomes : en Allemagne, en Autriche, en Bohème, en Silésie, en Pologne. Rameaux qui ont eux-mêmes essaimé jusqu’en Palestine, en Egypte, en Amérique.

L’humble graine est devenue un grand arbre. Les malades, les déshérités, tous ceux qui ont besoin d’amour sont venus se réfugier dans les branches de ce grand arbre.